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Frédéric NAUD

Réflexions sur l'honnêteté en magie

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Lorsqu'un magicien présente un effet, il sous-entend auparavant : "ce que vous allez voir est une illusion, je n'ai pas les pouvoirs que mon numéro va suggérer". Evidemment, il ne le dit pas, pour ne pas rompre le charme. Le spectateur sait très bien qu'il n'a pas connaissance de tous les éléments de la réalité liée au numéro, mais il a une idée d'une réalité de base, de référence, préalable au numéro, et qui va basculer vers un univers magique. En gros, dans la tête du spectateur, il y a :

d'une part ce qu'il sait (ou croit) être vrai et qu'il pense présenté comme tel par le magicien,

d'autre part l'apparition d'une illusion, elle aussi présentée implicitement comme telle par le magicien.

L'impact de l'effet sur le spectateur repose sur le basculement d'une représentation de la réalité vers un monde magique, généré par l'apparition d'une illusion.

Un exemple : 

Le magicien tient un jeu de cartes. le magicien pose une carte sur une table. Il la recouvre en posant dessus sa main à plat, et imprime un léger mouvement de frottement à sa main contre la table. Il relève sa main paume en haut et l'écarte.

Apparition de l'illusion : la main est vide et la carte a disparu. Le frottement a fait disparaître la carte !!!

Les effets magiques sont basés sur le fait que cette réalité de départ que le spectateur a en tête comme préalable devient une illusion sans qu'il sache quand et comment. Parfois, l'illusion est même présente dès le début du numéro et le spectateur ne le sait pas. Elle va se révéler à lui. Dans tous les cas, celui qui veut essayer de comprendre "ce qui s'est passé" entreprend une démarche analytique qui (si elle est rigoureuse...) passe par une remise en question des hypothèses de départ. Sa réalité préalable n'est plus une certitude et il est dans le trouble.

D'après ce que je lis ou entend venant de magiciens chiffonnés par certaines pratiques de leurs confrères, la confusion entre plusieurs représentations de la réalité dans la tête du spectateur n'est pas un problème ; au contraire, l'art magique joue beaucoup avec ça. Mais il me semble que le coeur du problème est le suivant : il existe dans certaines prestations une troisième « réalité », un troisième référentiel : ce que le magicien a présenté implicitement ou explicitement comme vrai, le contenu du tour à propos duquel il laisse entendre ou affirme qu’il ne ment pas. Cette réalité introduite par le magicien peut ne pas exister, c’est un choix de celui-ci.

1) Si le magicien choisit de ne pas introduire cette « réalité », cette référence honnête, le spectateur se fait alors sa propre idée de ce qui est vrai ou pas. Le magicien le laisse avec ses doutes et ses certitudes et peut même jouer avec ça : il peut suggérer que quelque chose est vrai alors que ce n’est pas le cas, mais ce détournement fait alors partie du spectacle et n’est pas présenté « sérieusement » comme un préalable au tour. Il n’y a pas de problème éthique car à chaque fois que le magicien ment, il n’a pas affirmé le contraire. Ces mensonges (et donc des ressorts du tour) peuvent même se situer en dehors de ce que le spectateur considère comme l’unité spatio-temporelle du numéro. Le magicien n’a pas défini le début et la fin du numéro, ni un espace dans lequel celui-ci doit impérativement se situer.

Exemple : le magicien utilise un gimmick mais ne dit jamais dit le contraire. Dans l’idéal, il s’arrange à convaincre qu’il n’en utilise pas, sans l’affirmer.

Autre exemple : sur scène, le magicien utilise un matériel qui donne dès le début du numéro l’illusion d’une réalité alors que ce n’est qu’une illusion. Personne ne criera au scandale, au contraire.

Troisième exemple : un mentaliste a glané des renseignements sur un spectateur à son insu avant le numéro et s’en sert sur scène. Des éléments du numéro ne font alors pas partie de ce que les autres spectateurs considèrent comme étant le numéro, mais le magicien n’a jamais dit le contraire. Simplement, il ne se contente pas d’utiliser simplement un cadre spatial différent de celui que le spectateur pense être, il utilise aussi un cadre temporel différent. Ce n’est pas choquant dans la mesure où il n’a pas défini publiquement et « sérieusement » ces cadres.

2) Deuxième possibilité : le magicien choisit de donner des repères de réalité en tant que tels au spectateur, mais les intègre au spectacle : il laisse ainsi subtilement place au doute. Comme ils font partie de l’unité spatio-temporelle du numéro, les propos du magicien ne sont pas forcément à prendre pour argent comptant, même si il dit qu’il ne ment pas ! Là non plus, la démarche est complètement honnête.

Exemple : en close-up, le magicien utilise un jeu truqué. Il dit pendant sa routine : « voici un jeu parfaitement normal », et ses qualités de magicien font que les spectateurs le croient, ou du moins ne remettent pas cette phrase en question.

3) La troisième démarche que je vais décrire est celle qui, je pense, peut poser problème. Ce qui me paraît malhonnête, ou du moins discutable et décevant, c’est lorsque le magicien choisit de donner des repères de réalité au spectateur, les lui présente ou les lui suggère comme tels, en se plaçant à ses yeux en dehors de l’unité spatiale ou temporelle du numéro alors qu’il est déjà en train de mentir, et donc en train d’effectuer sa routine. En gros, le magicien ment sur un point alors qu’il a affirmé ou suggéré le contraire en se plaçant en dehors de l’univers magique. Le spectateur sait que des méthodes qui élargissent le cadre du numéro bien au-delà de ce que le spectateur croit être l'unité spatio-temporelle d’un numéro auquel il assiste ou qu’il visionne en vidéo permettent de faire des miracles : le compérage, le trucage vidéo... Il part donc souvent du principe que le magicien n’a pas utilisé ces méthodes. Jouer avec ça n’est à mon sens pas très glorieux… A moins d’abattre ses cartes à un moment, ne serait-ce qu’en laissant par exemple planer un doute…

Pour résumer : Soit on peut mentir en laissant le doute sur les limites spatio-temporelles d’une routine, on peut mentir à l’intérieur de ce qu’est la routine au yeux du spectateur, mais on ne ment pas en dehors de la routine si on a défini ou même suggéré « sérieusement » le cadre de celle-ci.

De façon plus générale, on peut considérer comme un défi (et on raisonne alors en tant que magicien, ou entre magiciens) de faire en sorte que l'unité spatio-temporelle qui englobe tous les éléments de départ du numéro (dissimulés ou non) et leur utilisation se rapproche de l'unité spatio-temporelle du numéro soumise aux sens et à la conscience de tous les spectateurs. 

En fait, parce qu'on a implicitement prévenu le spectateur qu'on allait lui mentir, on peut essayer de s'imposer un cadre de départ minimum défini et transparent ? L'effet en est à mon sens grandi. Comme une victoire dans le respect des règles du jeu en quelque sorte.

Evidemment on ne peut pas parler de tout ça de façon explicite avec les spectateurs pour ne pas briser le charme de la magie, mais c'est un peu un contrat moral.

 

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Chouette réflexion...

Mais tu places beaucoup le magicien au centre de l'acte magique:

Je crois qu'il faut compliquer encore un peu le raisonnement, en parlant aussi de la construction de l'effet magique dans l'esprit du spectateur.

il y a un tas de choses implicites pour certains, pas pour d'autres.

Par exemple, tu part de l'idée qu'il y a un consensus sur le fait que le magicien de spectacle  triche.

C'est vrai très souvent, mais certaines personnes (beaucoup en ont croisé ici....) sont tellement convaincues par le numéro, et vive dans un univers tel que la magie puisse exister, qu'ils pensent voir de la vraie magie.

Même si on est en conditions de spectacle!

je ne porte aucun jugement de valeur, ces personnes ont le droit de vivre dans un univers magique...

mais tu ne peux supposer que tous vont venir avec l'idée que tu triche :)

(bon, un sacré paquet aussi viennent fermement convaincu qu'il vont te faire cracher ton trucs, hélas...)

il y a 19 minutes, Fredopathe a dit :

Il dit pendant sa routine : « voici un jeu parfaitement normal », et ses qualités de magicien font que les spectateurs le croient, ou du moins ne remettent pas cette phrase en question.

hihihi: j'espère que seuls les magiciens YouTube parlent encore de "jeu normal"...

un magicien un tant soit peu habile ne sera jamais remis en question, vu qu'il ne dira pas clairement la phrase:

Il va disperser des indices (manière de manipuler le jeu, de le laisser manipuler par le spectateur, ou indifférence totale par rapport au jeu tout en concentrant l'attention sur un autre élément etc.) qui permettrons au spectateur de s'affirmer à lui même que le jeu est normal.

Et comme c'est le spectateur qui se le dit à lui même, il remettra rarement sa propre parole en doute ;)

Cela veux dire aussi que la conviction qu'il y a tricherie ou pas, à chaque étape, peut être implantée pour qu'il n'y ait pas de remise en doute, mais qu'on cherche à l'étape suivante, qui elle même sera pour le spectateur totalement clean etc, jusqu'au moment final de l'effet qui lui ne pourra plus être remis en doute.

On peut donc éviter dans certains cas les soupçons de tricherie, et donc remettre le concept du spectacle en doute.

 

J'aime beaucoup ta notion de limites spatio-temporelles.

C'est une jolie façon de dire qu'on n'a pas tous la même conception du début et de la fin du spectacle, entre autre :)

Gilbus

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  • Pour le "jeu normal", c'est juste un exemple, et c'est vrai que c'est tout-à-fait dans le style "you tube": dans ces conditions, on peut dire la phrase puisque le spectateur est dans l'impossibilité physique de le vérifier !  C'est d'ailleurs particulièrement vicieux, parce que le spectateur qui regarde la vidéo peut interpréter ça de la façon suivante : le gars dit ça pour vraiment m'assurer que le jeu est normal et écarter les soupçons dûs au fait que le tour soit filmé et que je ne peux pas vérifier le jeu.

On rentre alors pile dans le 3ème cas que j'évoque dans mon message de départ : le magicien ment sur le cadre sincère qu'il donne à sa prestation.

Si c'est juste parce que c'est ce qu'on dirait lors d'une vraie prestation, ce n'est en effet pas très habile, car, à moins d'être très persuasif ou à moins d'avoir un spectateur très naïf, dans le meilleur des cas on attire les soupçons et on fiche l'effet par terre, et dans le pire des cas, on risque une réaction du style "ah bon ? Fais voir..."

  • Tu as raison de parler des différentes étapes d'un tour, qui modifient le socle soi-disant réel sur lequel le spectateur base sa perception. Lorsqu'on se débarasse d'un gimmick, le spectateur peut à la fin se dire : "Mince, il a vraiment fait disparaître cet objet, il n'y a rien là ou je pensais qu'il pouvait le dissimuler O.o."  

 

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Bonjour Fredopathe !

J'ai vraiment apprécié ta réflexion. C'est la raison pour laquelle je ne pratique pas le mentalisme. En effet je trouve le mentalisme contestable dans la mesure ou l'on fait croire au spectateur à des pouvoir télépathiques, télékinétiques.. alors que ces capacité ne sont pas réelles. Or je pense que cela peut réellement créer une confusion, voir un bouleversement des croyances chez le spectateur, et avoir un impact psychologique sur lui. 

 

En revanche, si l'on communique clairement (même de manière implicite) le cadre de notre art: en précisant que ce n'est que de l'illusion et que nous n'avons aucun pouvoir surhumain, dans ce cas nous sommes dans l'étique. Et le spectateur peut être tout autant surpris, mais positivement.

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Je comprends tes réserves, mais je crois que les mentalistes (et non médium) magiciens ne se posent pas en détenteurs de pouvoirs surnaturels. Ces pouvoirs sont justes l'effet magique, l'illusion qu'ils produisent, de la même façon qu'un magicien peut donner l'illusion de pouvoir faire disparaître ou apparaître des objets. 

 

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Invité

Mentaliste, magicien, hypnotiseur, tricheur, arnaqueur... (Politiciens ?)

Tous ces gens sont des illusionnistes.

Ils ont un principe commun, ils se débrouillent pour que la perception de la réalité de leurs sujets soit déformée.

Les moyens sont les mêmes, seule la finalité diffère.

La technique, dont le mensonge fait évidemment partie chez tous, ne doit pas être qualifiée d'honnête ou non. La finalité, l'effet, doivent l'être.

Quand commence ou s'arrête la représentation, quand rentrer et quand sortir de son personnage de magicien de mentaliste ou d'hypnotiseur ?

La limite est celle qu'on veut bien se donner...

Avec de parfaits inconnus je n'avoue jamais rien, je suis en représentation permanente ; sans en rajouter, je préfère ne pas répondre et laisser planer le mystère... C'est particulièrement vrai avec les enfants.

Avec les proches c'est différent !

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Bonjour,

Je partage les avis de Gilbus et Hannibal : on ne cesse pas d'être magicien au delà d'un périmètre spatio-temporel. Pour preuve, on a fait serment de ne pas révéler nos secrets, sans limite d'espace ou de temps.

Je pense que la limite n'est donc pas spatiale ou temporelle, mais qu'elle est conjoncturelle. Par exemple, pour Hannibal, elle semble être dépendante de la relation avec les personnes (inconnus, proches, enfants).

C'est particulièrement vrai pour les magiciens-mentalistes, qui marchent sur un fil à cet égard. Le choix de parler en magicien (menteur, tricheur, artiste), ou en non-magicien sera pris en fonction des situations, et de l'éthique de chacun (souhaitons qu'elle soit responsable).

Quand une spectatrice, après le show, vient demander une consultation à un magicien-mentaliste, doit-il rester l'homme de spectacle ? Perso, je ne pense pas. Pour l'anecdote, ça m'est arrivé, et j'ai été très empathique mais clair sur le fait que je suis 'seulement' un illusionniste de spectacle. On m'a ensuite fait remarquer que j'aurais dû accéder à la demande de la personne, afin de l'aider par une écoute et des réponses bienveillantes. Mais c'est une autre histoire...

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il y a 26 minutes, hannibal a dit :

La technique, dont le mensonge fait évidemment partie chez tous, ne doit pas être qualifiée d'honnête ou non. La finalité, l'effet, doivent l'être.

Que veux-tu dire par "la finalité, l'effet" ? Le but que l'on affiche : surprendre, divertir, faire réfléchir... ou guérir, convaincre que l'on possède des pouvoirs paranormaux ? Si c'est ça je suis globalement d'accord avec toi. Ce que je n'aime pas, c'est lorsqu'on fixe volontairement, sérieusement et définitivement un cadre comme étant non truqué alors que ce n'est pas le cas. Toutes les formes de jeu avec la réalité sont acceptables et, comme tu le dis, la limite est celle qu'on veut bien se donner, mais si on décide d'en fixer une publiquement, on respecte cet engagement, ou on fait comprendre qu'on a peut être joué avec ça. Ou alors on ne dit rien, et là aussi la démarche est honnête (j'insiste ;)).

C'est particulièrement vrai lorsque de l'argent est en jeu, ou la santé physique ou psychologique des gens. Quelqu'un qui laisse croire qu'il réalise un tour en respectant certaines contraintes alors que ce n'est pas vrai est à mon sens critiquable. 

J'ai aussi lu avec intérêt la réaction d'Hugo. Je n'ai jamais dit qu'un magicien devait clairement  préciser si il incarnait son personnage de magicien ou non, cela fait partie du jeu, mais si il répète régulièrement ou sous-entend clairement que certains éléments de sa prestation ne sont pas truqués alors qu'ils le sont, je n'aime pas... C'est le problème de certains tours qui passent à la télévision et qui sont filmés devant un public de studio ou des célébrités. Si on fait croire au téléspectateur, même implicitement, qu'il pourrait être parmi ces gens et recevoir le tour de la même façon alors que ce pas le cas, c'est limite... Même si c'est une mise en abîme intéressante.  

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Invité

La finalité, l'effet, sont pour moi le but qu'on affiche (en tant que magiciens, hypnotiseurs de spectacle, mentalistes) ou pas (tricheurs, arnaqueurs ou politiciens en tous genres).

Concernant le fait de sortir de son personnage ou continuer même lorsque le spectacle est visiblement fini (exemple typique de la discussion juste après le spectacle), on en arrive vite à un problème de matrice incluse dans une autre matrice...

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Grande question de savoir quand commence ou fini le "spectacle". 

Certains commencent quand le rideau s'ouvre et finissent quand le rideau se ferme ... d'autres qui vivent dans le spectacle toute leur vie (dans le sens toute la journée, en faisant leurs courses, en allant au resto ...). 

Pour moi il n'y a pas de cadre spatio-temporel a respecter, la magie opère tant en salle de spectacle que le soir quand tu rentre te coucher et te remémore le magicien que tu vient de voir.

Mentir ... c'est difficile de juger en effet. Ne pas dire la vérité, la déformer, ... c'est encore différent de mentir. A chacun de savoir poser ses propres limites pour le respect des spectateurs. 

En mentalisme par exemple on marche sur le fil du rasoir, ce qui est important c'est de ne pas dire que l'on a des pouvoirs. Que les gens le pensent par eux même est une chose, le leur dire en est une autre. Laisser planer le doute pour que le rêve continue ou bien infirmer et le rêve s’écroule ? Difficile :S 

 

Je suis en train de finir une critique sur le "The Jean Merlin Magic History Day" de 2014 sur le Mentalisme, des études assez approfondies y expliquent les danger des dérives et les croyances de la population avec de tres grosses surprises quand vous lisez que X% des universitaires (donc des gens qui ont un certain niveau intellectuel ... attention je ne dénigre en rien les non universitaire, je dis simplement que pour entrer en université il faut quand même un bagage minimum) croient en des phénomènes comme la lecture de pensée, la télékinésie ... 

 

Par contre l'ouvrage de Lucal Volpe "Mentalisme émotionnel" m'a particulièrement choqué dans la manière dont l'auteur (persuadé du pouvoir de certaines pierres), utilise les techniques de prestidigitation pour leur donner une force puis se permet de vendre (hors spectacle) des séances de lithothérapie, de voyance et autres ... et ça , ça me répugne !

 

Donc en effet savoir où s’arrêter c'est important, mais je pense que le contexte, le type de magie, le public ... font que les limites ne sont pas fixes bien au contraire, mais il faut rester éthique en n'affirmant pas que l'on a des pouvoirs. Personnellement quand on me pose la question après  du mentalisme, j'explique simplement que tantôt avec mes tours de magie dite "classique", j'ai utilisé des techniques de manipulation physique pour vous tromper et vous faire rêver, dans le cas de ce tour de mentalisme j'ai utilisé des techniques de manipulation mentale dans le même but. Habituellement ces explications leurs suffisent et ils profitent de la suite. 

 

En tout cas bravo pour ta réflexion, elle est très intéressante :) 

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