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Henri BROCH - Zététique - Art du doute - Science et paranormal


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Je vois que Gérard Miller est l’auteur d’un ouvrage paru en 2002 sous le titre Hypnose mode d’emploi. Je n’ai pas lu l’ouvrage en question mais je vois que l’auteur y pose la question suivante :  Comment s'explique la résistance dont se montre capable la conscience morale de l'hypnotisé, alors même que celui-ci semble faire preuve d'une absolue malléabilité suggestive ?
Pouvons nous considérer que cette question implique une position étatiste de la part de l’auteur ou bien restons dans le cadre de la définition de Kihlstrom, l’hypnose comme interaction sociale ?
Si quelqu’un de suffisamment averti passant par ici pourrait m’éclairer, ce serait bien…

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

Comment s'explique la résistance dont se montre capable la conscience morale de l'hypnotisé, alors même que celui-ci semble faire preuve d'une absolue malléabilité suggestive ?

Je n'y connais vraiment rien en hypnose mais j'interprète cela, vu le contexte : pourquoi des femmes hypnotisées résistent toujours et ne sont pas consentantes ?

 

"...rien ne se crée, ni dans les opérations de l’art, ni dans celles de la nature, et l’on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l’opération ; que la qualité et la quantité des principes est la même, et qu’il n’y a que des changements, des modifications". Lavoisier

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Il y a 1 heure, Patrick FROMENT a dit :

Si quelqu’un de suffisamment averti passant par ici pourrait m’éclairer, ce serait bien…

Qui de plus averti actuellement que GPT4 ?

Citation

     La question posée par Gérard Miller dans son ouvrage "Hypnose mode d'emploi" soulève un point fondamental dans la compréhension de l'hypnose : la tension entre la malléabilité apparente de l'individu sous hypnose et la persistance d'une conscience morale résistante à certaines suggestions. Cette interrogation peut être abordée sous plusieurs angles, notamment celui de l'étatisme versus l'interactionnisme social dans la conceptualisation de l'hypnose.

     L'étatisme, dans le contexte de l'hypnose, fait référence à l'idée que l'hypnose induit un état modifié de conscience distinct, une sorte d'état spécial dans lequel des phénomènes uniques peuvent se produire, tels que la réceptivité accrue aux suggestions, sans pour autant éliminer totalement la conscience morale ou le libre arbitre de l'individu. Les partisans de cette perspective pourraient interpréter la question de Miller comme une exploration des limites de cet état modifié, suggérant que même au sein de cet état, il existe une sorte de "noyau dur" de la personnalité ou de la conscience morale qui reste intact et résistant à la manipulation.

     D'autre part, la définition de Kihlstrom de l'hypnose comme une interaction sociale met l'accent sur les aspects relationnels et contextuels de l'hypnose. Selon cette perspective, l'hypnose ne crée pas un état spécial de conscience, mais fonctionne plutôt à travers les dynamiques de pouvoir, d'attentes, et les rôles sociaux joués tant par l'hypnotiseur que par la personne hypnotisée. La résistance de la conscience morale à certaines suggestions peut alors être vue comme le résultat de normes sociales, de croyances personnelles, et de la dynamique de la relation entre l'hypnotiseur et l'individu, plutôt que comme une limite intrinsèque à un état de conscience modifié.

     La question de Miller, en se concentrant sur la "résistance" de la conscience morale, peut être interprétée de façon à ne pas s'aligner explicitement sur une position étatiste. Plutôt, elle invite à une réflexion sur la complexité de l'expérience hypnotique, reconnaissant à la fois l'influence des facteurs sociaux et relationnels (en ligne avec Kihlstrom) et la présence d'une intégrité psychologique ou morale qui peut transcender ces influences. Cela suggère une compréhension de l'hypnose qui n'est pas strictement réductible ni à un état spécial de conscience ni à une simple interaction sociale, mais qui reconnaît les contributions de chaque perspective.

     En résumé, la question posée par Miller peut être vue comme transcendant le clivage étatiste/interactionnisme social, proposant une vision plus nuancée de l'hypnose qui reconnaît la complexité des interactions entre l'état de conscience, la dynamique sociale, et la conscience morale de l'individu.

 

  • Haha 1

La parole est d’argent, mais le silence est d’or.

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il y a 28 minutes, Patrick FROMENT a dit :

même si, comme l'explique Raphaël Enthoven dans son dernier livre, il ne sera jamais philosophe

Un peu (complètement) comme Raphaël !

"...rien ne se crée, ni dans les opérations de l’art, ni dans celles de la nature, et l’on peut poser en principe que, dans toute opération, il y a une égale quantité de matière avant et après l’opération ; que la qualité et la quantité des principes est la même, et qu’il n’y a que des changements, des modifications". Lavoisier

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Gérald Bronner, très intéressant comme à son habitude, dans cette interview réalisée à l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, intitulé Exorcisme :

« Croyances extrêmes, histoire d'un aller et retour - Entretien avec Gérald Bronner »

 

Citation

À l'occasion de la sortie de son livre "Exorcisme", Gérald Bronner me reçoit chez lui pour parler de son parcours de jeunesse : une histoire de radicalisation dans une pensée magique, millénariste, extrême. Comment en est-il sorti pour devenir plus tard un estimé sociologue des croyances ?

Thomas Durand

 

Modifié par Christian GIRARD
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il y a 55 minutes, Christian GIRARD a dit :

Gérald Bronner, très intéressant comme à son habitude, dans cette interview réalisée à l’occasion de la parution de son nouvel ouvrage, intitulé Exorcisme

Il a un très beau chat Gérald Bronner ! 😁 (il apparait sur ses genoux à partir de la 54e minute)

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Le 10/02/2024 à 15:24, Christian GIRARD a dit :

Gérald Bronner, très intéressant comme à son habitude

à 12:28 "Les questions métaphysiques m’intéressent toujours beaucoup, je ne me définis pas comme un athée à proprement parler (…) Sur les questions métaphysiques on ne peut pas apporter de réponse qui soit méthodique."

(J’imagine que quand Gérald Bronner parle de "réponse méthodique", il fait référence à la méthode, pardon…. La Méthode ! 🙂)

Sinon…. À un moment Gérald Bronner évoque la question de la vigilance épistémique (je n’ai pas noté le minutage et je ne le retrouve pas).

La vigilance épistémique est un concept développé par l’anthropologue, linguiste et chercheur en sciences cognitives français Dan Sperber, elle est définie comme la faculté que nous avons de traiter une information avant de l’intégrer à notre représentation du monde... Encore un "truc" forgé dans le cadre de la philosophie et des sciences sociales repris allègrement et souvent simplifié par la zététique et les rationalistes (je ne fais pas référence à Gérald Bronner ici)

Dan Sperber est le co-auteur d’un ouvrage un peu ancien mais excellent sur la raison (je crois que j’en ai déjà parlé par ici) :

L’énigme de la raison

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Selon Mercier et Sperber, la raison est l’esclave des biais naturels humains : tous nos raisonnements reposent sur des inférences inconscientes et sont faits dans le contexte d’argumentations sociales où il ne s’agit pas de respecter des canons objectifs de logique mais de vaincre nos adversaires. (source)

... Je crois que c’est @Clément FR3Z3 qui disait, quelque part, que la zététique c’est l’art de d‘avoir toujours pas tort. 😁

  • Merci 1

Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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Il y a 2 heures, Patrick FROMENT a dit :

pardon…. La Méthode !

La Méthode est aussi le nom de l’œuvre majeure d'Edgar Morin (101 ans le Monsieur et mon voisin à Montpellier ! 🙂)

Citation

La Méthode est l'œuvre majeure d'Edgar Morin. Cette somme est constituée de six volumes, qualifiée par son auteur d'encyclopédique au sens étymologique

 

Citation

Pour Morin, il n'y a « pas de connaissance sans connaissance de la connaissance » (La Méthode, tome 3). L'observateur doit s'inclure dans toute observation.

 

Citation

Toute connaissance (et conscience) qui ne peut concevoir l'individualité, la subjectivité, qui ne peut inclure l'observateur dans son observation, est infirme pour penser tous problèmes, surtout les problèmes éthiques.

 

Citation

A contrario du positivisme logique et du Cercle de Vienne, pour Edgar Morin (La Méthode, tome 4), il faut abandonner tout espoir de fonder la raison sur la seule logique et il faut reconnaître ce qu'il appelle un principe d'incertitude logique.

(source)

... Je disais, il y a quelques jours, sur un autre fil, qu'il y a, définitivement, plusieurs façons d'être athée, je crois qu'on peut dire qu'il y a, aussi, définitivement, plusieurs manières d'être rationnel ! 😄

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Le jour où tu te rends compte que le monde n'existe pas, la vie devient plus simple.

Paul Binocle

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