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10e Merlin Magic History Day - Thème : Merlin and Friends à Paris le 200517


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Une des définitions de juger;

Evaluer la valeur de quelqu'un, de quelque chose selon certains critères afin de les classer, de décider à leur sujet.

Je précise parce que je juge trouve ton intervention bizarre Danilsen. ;-)

 

Modifié par HREJ
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Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

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Il y a 1 heure, Danilsen a dit :

Il  n'a rien à prouver à qui que ce soit  :) 

Je n'en doute pas mais que Woody me prouve que c'est un brave type, sympa et ouvert, en plus de ses qualités de magicien; ça a plutôt tendance à me faire revenir de mes erreurs de jugement. ¬¬

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Si Dieu existe j'espère qu'il a une bonne excuse.

Woody Allen

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Dear Jean,

C’est intéressant, ce format de « lettre privée entre amis sur un forum public ». Il y a un côté voyeuriste assez réjouissant, et si ça permet de faire passer des messages... 

Je m’arrête immédiatement sur votre premier paragraphe car c’est, je pense, le plus important. C’est horriblement juste et injustement vrai : avec les années, le vieux magicien, expérimenté et apte à partager, semble se démonétiser.

Et on dirait que meilleur il est, plus vite il se démonétise, le vieux magicien.

Je me souviens de votre prose dans Mad Magic et dans Magicus, décrivant par exemple Goshman, qui après avoir été célébré toute la soirée, finissait un peu tout seul le soir, dans son coin avec son assiette et sa chemise approximative, sans que personne ne l'approche. J’ai moi aussi vu des grands de chez grands (inutile de citer de noms) finissant souvent isolés -et un poil amers- dans les congrès ou en fin de soirée, alors qu’ils avaient de quoi présenter 15 conférences Penguin.

Pourquoi ? Est-ce que les magiciens d'aujourd’hui sont trop timides pour envoyer un e-mail à ces anciens ? Croient-ils que nos vieux cadors soient tellement débordés qu’ils n’auront jamais le temps de répondre à un petit cloporte qui ose venir les importuner avec une honteuse question de débutant ? Je vous donne la réponse pour gagner du temps : NON. Et je dirais même que plus ces vieux magiciens passent un certain cap (en âge, en expérience, en sagesse), plus ils CREVENT d’envie d’échanger et de transmettre, et plus certains d’entre eux souffrent de ne pas recevoir de demande explicite à ce sujet.

Peut-être que les magiciens pensent que ces anciens seront encore là indéfiniment, vu qu’ils étaient déjà vieux il y a 20 ans. Hélas, tout le monde ne meurt pas à un âge Vernonesque. La jurisprudence Patrick Page, Ali Bongo ou Tim Conover (52 ans) montre que chaque magicien finit par mourir et emporte avec lui son bout d’histoire, son lot d’occasions manquées et quelques secrets perdus à tout jamais. Alors que si on leur avait demandé poliment...

Si ce petit exercice de correspondance voyeuro-merlinesque pouvait servir à quelque chose, ce serait bien ça : chers lecteurs (both of you), dès que vous aurez lu ce texte en vous disant, éventuellement : « ah oui tiens, c’est vrai » tout en remuant votre verre de whisky grand âge, posez-donc ce verre (le whisky a attendu 15 ans, il pourra bien attendre un quart d’heure de plus) et envoyez un message (email, DM sur Twitter, Facebook) au vieux que vous aviez en tête depuis quelque temps. Message qui commencerait par « Bonjour, je m’appelle *** et cela fait quelque temps que je voulais vous poser cette question...». On n’est jamais à l’abri d’une réponse constructive qui pourrait changer votre façon de voir la magie.

 

Second paragraphe du message de Merlin : le temps. Ah, le temps. Aujourd’hui, on commande son paillasson à motif « 4 as » ou sa tétine-quatre-vitesses sur Amazon, et on les reçoit le lendemain avant 17h. Et l’on trouve inacceptable de ne les recevoir que le surlendemain. En tout cas moi, je n’accepte pas.

Un visuel de 15 minutes ? Trop long ! Un spectacle de 2h ? Impensable ! Et je me bats toujours pour que la plupart des spectacles sur lesquels je travaille fassent 1h30 au maximum.  Derren Brown nous fait 2h30 et il y a toujours 45 minutes de trop, je suis loin d’être le seul à le penser. Une des phrases que David Copperfield laissera à la postérité : « Non. Coupe. Trop Long. On s’ennuie. Trop long. Coupe. Zzz. Simple. Moins ».

Pourquoi ne pas voir cela comme une contrainte structurante ? Si un heureux mécène vous disait : « Faites un spectacle, je vous donne tout l’argent dont vous avez besoin, prenez tout le temps qu’il vous faut », il y a de fortes chances que le spectacle qui en découle soit une bouse monumentale. Et encore, s'il sort un jour, le spectacle. Parce que les placards de l'Histoire sont remplis de "spectacles parfaits qui sortiront un jour". Et puis, comme disait Ogilvy, si vous ne pouvez pas écrire votre idée sur le dos d’une carte de visite, c’est que vous n’avez pas d’idée.

Coupez, clarifiez, connectez.

Contrainte structurante = on n’a pas le temps, on n’a pas d’argent, on va donc faire un spectacle avec les tripes, on va donc faire un spectacle urgent, on va donc faire un bon spectacle.

Aujourd’hui (mais est-ce si différent d’avant ?), faire un tour de magie à quelqu’un, c’est le plaquer virtuellement contre un mur en lui signifiant : ce que je vais te montrer, tu ne le verras ni sur YouTube, ni sur Netflix, ni chez Hanouna. Pose ton smartphone, regarde et écoute, tu vas être dedans comme tu n'as jamais été dedans. Certes, c’est peut-être plus violent et direct que le tour des trois boulettes de René Lavand, mais c’est l’époque qui veut ça. Mais il faut vraiment le voir comme un outil d'écriture : si ce que vous me montrez fait plus de 4 minutes, ça a intérêt à être 4 MINUTES VRAIMENT INTÉRESSANTES. Quelle est la première phrase ? Le premier mot ? La dernière phrase ? Et surtout, était-ce si différent des Goldin, Richardi, Henning ? Quand on regarde bien... 

 

On en vient à votre come-back, dear Jean. Car il faut bien en parler. Non pas que vous comptiez nous quitter, vous nous l’avez dit. Mais je parle du come-back du "Merlin’s Day, Whatever The Hell It May Be".

Pourquoi ne pas recréer ce format music-hall qui vous est cher, pour un soir ? Une série d’intervenants la journée, un spectacle de cabaret le soir, ouvert au grand public (en réalité les amis, la famille et les connaissances que les participants pourraient facilement convoquer. Prix d’entrée symbolico-acceptable pour rentrer dans les frais. Tables rondes, chaises, bougies et consos également pour amortir, façon Cabaret (le musical).

Un mini orchestre de trois musiciens pour accompagner les artistes ?

Une figure de style, où des artistes d’aujourd’hui présentent leur numéro dans un rythme, look et tempo « d’autrefois » ? Et inversement ?

Peut-être aussi définir un thème de journée qui permette à chacun de repartir personnellement avec quelque chose pour lui. Par exemple, apprendre à structurer efficacement un numéro, apprendre à jouer sur les silences et les reprises, trouver le thème et l’accroche, gérer les imprévus, bref faire en sorte que finalement chaque participant puisse apprendre comment mieux présenter ce qu’il sait déjà faire, en s’appuyant sur l’expérience de ceux qui présentent leur numéro tous les soirs devant un public... ainsi que quelques vidéos d’anciens.

On en reparle au dîner ! Et contrairement à Kaufman, j’aime les pâtes...

SC

 

PS : Hors-sujet-mais-pas-hors-sujet : Preuve que les exemples du passé illustrent ce que la magie devrait dire aujourd'hui. J’adore partager ces deux vidéos de Fred Kaps, qui fait le MEME tour, mais à 15 ans d'écart. Dans les deux cas, la technique est irréprochable, mais 15 ans après, il a acquis la patine, la connexion avec le public : il prend son temps, bref il fait bien son tour

D'abord ça (seulement les premières minutes) en 1964 :  chez Ed Sullivan, quelques minutes avant la première télé américaine des Beatles.

La technique est parfaite, il est élégant, mais il est froid, pressé, et son tour de magie, on s'en fout un petit peu. Bref c'est un magicien de prix FISM.

Et puis ça, fin 1978, ou comment il a tout compris. Il ne prend pas beaucoup plus de temps, mais il est infiniment plus humain, il est vulnérable et attachant, il marque les temps et les silences :

 

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[Mode vieux c.n=on]

Ce que reproche Merlin à vous tous, c'est qu'à ses journées on était entre nous (vieux, pas de jeunes )

c'est cette mode de "dépoussiérer la magie",  on vire les vieux de 52 ans à la télé.

Pourquoi venir voir de la magie vintage.

Tu dis que les tours doivent durer 4 min (format youtube) pas plus, Merlin reproche la fin du cabaret avec ses numéros de 10 min et note que tout les spectacles de magie dure plus d'une heure, et offre moins la surprise et la diversité du cabaret.

Vous vous rejoignez sur le format, alors pourquoi les jeunes ne sont pas venus aux Merlin's day?

Je ne sais pas si c'est uniquement Français ce jeunisme ?

Mais en fréquentant les Suisses, les Espagnols il me semble que les anciens passent encore à la télé.

Je crois que toute la société Française rejette les vieux, y compris dans les entreprises, voir la technocrate patron de la 2 qui vire tout ce qui marche bien, le journal de Pujadas venait de battre les records d'audience, elle vire Sébastien en 2019 qui bat toute les audiences (elle peut pas avant du fait des contrats).

C'est pourquoi je me joins à Merlin pour pousser ce coup de gueule, cela servira à rien, mais cela fait du bien, et je pense que c'est pareil pour Merlin, il fallait qu'il pousse ce coup de gueule, pour sa conscience, pour dire, dans 20 ans, vous l'avez dans le c.l, tant pis pour vous, j'espère que cela la bien soulagé. Je suis sur qu'il n'est pas un vieux réac comme semble le penser ceux qui ont survolé  son texte. 

Et même c'est tout le contraire, c'est encore sûrement le plus moderne d'entre nous.....

[Mode vieux c.n=off]

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Il y a 6 heures, Seb a dit :

Dear Jean,

Pourquoi ne pas recréer ce format music-hall qui vous est cher, pour un soir ? Une série d’intervenants la journée, un spectacle de cabaret le soir, ouvert au grand public (en réalité les amis, la famille et les connaissances que les participants pourraient facilement convoquer. Prix d’entrée symbolico-acceptable pour rentrer dans les frais. Tables rondes, chaises, bougies et consos également pour amortir, façon Cabaret (le musical).

Un mini orchestre de trois musiciens pour accompagner les artistes ?

Une figure de style, où des artistes d’aujourd’hui présentent leur numéro dans un rythme, look et tempo « d’autrefois » ? Et inversement ?

Peut-être aussi définir un thème de journée qui permette à chacun de repartir personnellement avec quelque chose pour lui. Par exemple, apprendre à structurer efficacement un numéro, apprendre à jouer sur les silences et les reprises, trouver le thème et l’accroche, gérer les imprévus, bref faire en sorte que finalement chaque participant puisse apprendre comment mieux présenter ce qu’il sait déjà faire, en s’appuyant sur l’expérience de ceux qui présentent leur numéro tous les soirs devant un public... ainsi que quelques vidéos d’anciens.
 

Heu.... Tu déconnes la, ou alors tu n'est pas venu au Merlin's day?

C'était exactement cela......

Heu j'espère que tu déconnais ......

 

Non ?

 

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