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Peter DIN

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À propos de Peter DIN

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    VMétéran*****
  • Date de naissance 02/11/1960

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    Paris / FRANCE
  • Profession / Occupation
    Artiste

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  • Club(s) / Association(s) / Cercle(s)...
    FFAP, IBM, FISM
  • Connaissances Utiles pour Notre Art :
    Ventriloque

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  1. Il vaudrait mieux faire de la magie, plutôt que de faire des tour.
  2. Nous parlons d'un droit de propriété, il s'agit donc d'un droit inaliénable (inscrit dans la déclaration des droits de l'homme). Il n'est donc pas nécessaire de le préciser car il existe de fait. Voici la définition (un peu compliqué pour certains sur ce forum, mais pour les autres cela éclairera les choses. Un droit inaliénable1 est un droit directement attaché à la personne en raison même de ce qu'elle est ; un droit inaliénable est un droit inhérent à un individu du seul fait de ce qu'il est et donc du fait de sa condition humaine. Mais il existe aussi des droits inaliénables rattachés à une personne en raison de ses qualités ou encore de la position qu'elle occupe dans la société. Une personne ne peut donc pas se séparer de ses droits inaliénables même si elle le souhaite. À l'inverse, un droit qui peut être cédé, transféré ou vendu est un droit aliénable. Par exemple, une personne ne peut pas renoncer à sa liberté au profit d'une autre personne (esclavage), c'est un droit inaliénable. Les droits humains sont des droits inaliénables et sont rassemblés dans la Déclaration universelle des droits humains (DUDH). Par contre, une personne peut transférer ou vendre son droit de propriété, il s'agit d'un droit aliénable. Certaines exceptions existent toutefois. Ainsi, le droit à la liberté peut être limité pour une personne reconnue coupable de crimes par un tribunal. Ce débat est à présent terminé pour moi, l'essentiel ayant été dit. Je n'empêcherai jamais un voleur d'être un voleur, un mauvais d'être un mauvais. C'est comme ça, c'est désespérant, mais la justice ne servirait à rien si il n'existait pas des parasites toujours prompt à tirer profit personnel du travail des autres. Le pire c'est qu'ils se cherchent des excuses, ce qui est définitivement pitoyable.
  3. Un dernier point sur ces problèmes de droits. Que représente dans un spectacle de magicien le nombre de tours concernés. Généralement pas plus de 1 ou 2 et la plupart du temps les droits sont accordés gracieusement sur simple demande. Je parle bien entendu des spectacles de magiciens, pas des prestations des vendeurs d’aspirateurs se contentant de rentrer dans une boutique de faire la razzia de la dernière gamelle sortie et qui les présentent les unes à la suite des autres sans talent, ni intérêt pour les spectateurs. Donc avec un peu de bonne volonté, la gestion des droits n’est pas si compliquée que cela. Il ya quelques semaines un magicien m’a appelé pour me demander l’autorisation de présenter un des effets de mon spectacle. Il a obtenu mon accord sans autre forme de procès et j’ai particulièrement apprécié sa demande. De plus par expérience, il y a peu de problèmes parmi les vrais magiciens. Lors de chaque Championnat du Monde à la FISM, il y a environ 150 numéros présentés, le nombre de plaintes qui nous sont adressées pour plagiat, utilisation frauduleuse, ou copies illégales n’excède pas 2 ou 3 ce qui représente 2%, sachant que tout le monde ne porte pas plainte nous dirons - de 5%. Et c’est normal, un artiste est un créateur, même s’il n’a pas inventé l’effet qu’il utilise, il va le sublimer, le mettre en valeur, l’enrichir par son talent. Il n’aimera pas trop par principe et par estime de lui-même « pomper » le travail d’un autre. Le problème est donc celui des « mauvais », le mot est sans doute un peu fort. Mais il dit bien ce qu’il veut dire, car si on n’est pas un artiste, si on n’a pas d’éthique, si notre créativité est proche de celle d’un bulot. On aura beau expliquer ce que l’on veut, cela ne changera rien.
  4. Il faut surtout ne pas se faire de nœud au cerveau pour pas grand chose ! Il est évident que pour beaucoup de routine comme le dit Gilbus, les droits sont pratiquement impossibles à déterminer. Dans ce cas, l'usage veut que l'on ne se préoccupe pas de ceux-ci, jusqu'à une éventuelle revendication (très rare, voir inexistante). En revanche en ce qui concerne les tours achetés dans le commerce et crédités par un nom de créateur identifiable, la question est beaucoup plus simple, car la plupart du temps l'émail de l'auteur est mentionné dans la doc, ou celui-ci possède une page de fans ou un forum. Si on aime ce tout, que l'on veut le faire en public dans son set payant. On envoie un petit email, remerciant l'auteur de ce joli tour et on lui demande l'autorisation de le pratiquer en public. Dans 99,99% des cas l'auteur vous répondra en vous remerciant et vous accordera avec plaisir cette autorisation avec rarement une ou deux restrictions (si par exemple, il est en tournée dans votre région et qu'il ne souhaite pas que le public est vu son effet avant son passage. Ou bien pour la TV). Mais je le répète, les auteurs sont heureux de cette marque de reconnaissance et de respect, ils apprécieront et leur réponse sera en accord. MAIS, la réponse de Thierry (Moonlight) est inacceptable, car elle justifie le vol et est de parfaite mauvaise foi, car que je sache la TÊTE AU SABRE n'est pas concernée par le problème étant dans le domaine publique depuis des lustres et que lorsque l'on achète ce produit, il n'est pas crédité par les vendeurs. Encore une fois, on détourne le sujet pour le faire coller à ses mauvaises pratiques, cela ne rendra pas les choses plus légale et malheureusement me donne une très mauvaise image des magiciens qui utilisent ces arguments. Tant sur la qualité de leur travail que sur leur honnêteté. Attention, notre monde est petit, on est très vote jugé selon la manière dont on se comporte. Notre profession a déjà une très mauvaise réputation dans le publique, ce n'est pas la peine d'en rajouter.
  5. Par principe un Maître ne te donne pas les effets, il t'encourage à créer les tiens. C'est du moins ce qu'a fait mon propre Maître Lucien Chevalier, qui ne m'a jamais expliquer un tour, mais me demandais de trouver ma solution et ma méthode pour réaliser l'effet dont il me faisait une seule fois la démonstration. C'était en effet un autre temps, ou l'on apprenait à devenir un magicien, pas marchand d'aspirateur. Mais dans ce cas on est très loin du sujet de ce message, qui est je le rappelle droit de possession et droit de représentation.
  6. Objection votre honneur ! Si tu prends l'ensemble des pièces de théâtre écrites, elles sont toutes plus ou moins sur un thème universel. Cela n'empêche pas que ce sont des œuvres originales. Je vois que tu cherches tous les arguments pour justifier l'utilisation sans droit, mais ce n'est pas la peine. Si tu veux le faire cela n'est une affaire qu'avec toi et ta morale, comme le dit Teddy les chances que tu sois attaqués sont minces, alors tu n'as même pas à te chercher des excuses. Moi je te dis le droit, toi tu l'interprètes à ton choix et en fonction de ton éthique. Cela ne changera rien pour moi, ma carrière est faite et je n'ai plus d'obligation de défendre ma profession. Ça c'est le problème, de vous les jeunes magiciens, pour votre avenir.
  7. Clairement oui ! ET cela depuis déjà pas mal de temps, je ne compte plus le nombre de clients qui me disent lors d'une proposition spontanée = "Un magicien ! Non plus jamais, on a fait une expérience cela nous a suffit".
  8. En fait, il ne faut pas faire de confusion avec les usages (attention je n'ai pas dit "l'usage" qui peut être validé en justice), mais bien des "habitudes" des magiciens qui devant le nombre réduit des plaintes et des procédures, pensent que l'infraction est autorisée. Mais ce n'est pas, parce quelque chose n'est pas sanctionné, qu'il en devient légal. Il faut savoir que même les créateurs sont parfois très incultes en matière de défense de leur droit. Souvent il suppose et pas toujours avec raison, qu'une procédure entrainera des frais. Mais ils oublient que si cela provoque des frais, ceux-ci peuvent être imputés au contrevenant. Donc, tu avais bien compris en lisant : A savoir, que l'achat d'un tour ne permettait que de le présenter dans un cadre familial. (sauf avis contraire exprimé dans la documentation.). Jouer sur le fait que l'on ne risque rien pour tricher en connaissance de cause, n'est pas une attitude digne d'un bon magicien respectueux de son art. Il y a quelques années une alerte que j'avais programmé sur le net m'a informé que le livre que je venais de sortir était distribué sur une plateforme de pear to pear. Je me suis procuré le fichier et c'était la maquette que j'avais fournie à l'imprimeur avec toutes les spécifications (hirondelles, repères de coupes...). Après enquête, il s'est avéré qu'un stagiaire de l'entreprise magicien amateur avait décidé de l'envoyé sur la plateforme illégale. J'ai réussi à faire retirer le fichier, mais d'après les informations mon livre a été téléchargé plus de 400 fois, ce qui correspondait à peut près au nombre de livre que j'ai vendu, c'était donc un préjudice réel pour moi. Lorsque l'on sait qu'un livre de magie français vendu à 500 exemplaires était considéré il y a quelques années comme un best seller, ce faire voler de 400 exemplaire est un peu agaçant. Même si on écrit pas pour gagner de l'argent, car entre le temps, la publication, la diffusion, les intermédiaires... un auteur va gagner entre 1 et 5 euros par livre vendu. Aussi lorsque je vois que l'on pense qu'un tour vendu 30 € justifie son utilisation à titre lucratif, cela me révolte, car 30 € c'est peanuts , s'il rapporte ne serait-ce que 5 ou 20 spectacle à un tarif normal. Un professionnel (c'est à dire un magicien qui fait payer ses prestations) digne de ce nom, doit d'ailleurs inclure le coût des droits dans son pris de vente. C'est une évidence !
  9. ????????? On a pas du lire les mêmes messages. Car si je suis d'accord avec Teddy sur les difficultés des juges à interprété le fond de loi et son esprit. L'achat d'un tour, ne donne pas tous les droits. Car en ce qui concerne les droits de représentation, cela ce fait toujours de gré à gré avec l'auteur sauf abandon strictement précisés des droits par l'auteur. Attention de ne pas lire que ce qui nous arrange.
  10. Idée interessante, mais au combien difficile, car cela demande une mobilisation des esprits, un sentiment d'obligation et de respect mutuel. Pour la petite histoire, c'est Beaumarchais sous le règne de Louis XVI qui a réussi à imposer l'idée de la rémunération des auteurs (ratifiée dès le 13 janvier 1791 par l'Assemblée Constituante - Ancêtre de la SACD). Avant cette époque, on va dire depuis l'antiquité, les auteurs étaient payés et parfois fort mal, à la ligne ou à l'œuvre, mais dans tous les cas une fois pour toute. Molière par exemple n'aurait jamais touché un centime pour ses pièces, si une autre troupe les avaient jouées. Il y a donc fallu plusieurs siècles pour que les auteurs, les comédiens, les compagnies théâtrales ou les directeurs de ces mêmes théâtre se mettent d'accord pour la création d'un organisme de recouvrement qui même aujourd'hui est loin d'être parfait en ce qui concerne la SACEM (répartition des droits faites sur le nombre de disques vendues, ce qui prive beaucoup d'auteur de leur droits légitimes), cela marche mieux pour la SACD (c'est elle qui descend de l'idée de Beaumarchais). Aurons-nous un jour notre Beaumarchais ?
  11. Pour vous donner un autre exemple concret : Voici ce qui est écrit à la fin de mon livre "La Grande Magie des Tout Petits" Les tours et sketchs originaux décrits dans ces notes sont libres d’utilisation, mais ne peuvent en aucun cas être reproduits pour diffusions gratuites ou payantes. A charge pour l’utilisateur de vérifier que les tours commercialisés lui donnent les mêmes droits. Le personnage de Peter, son costume, les titres des spectacles «Le magicien voyageur», «Sac à magie» et «Maxime, le rêve magicien » sont déposés et ne peuvent être utilisés sans autorisation écrite de l’auteur. Le spectacle «Maxime le rêve Magicien» est déposé auprès de la SACD. Voilà, j'espère vous avoir donné quelques éclaircissement pour une meilleur pratique de votre passion. Bonnes vacances si c'est le cas et prenez soin de vous. Peter Din
  12. Je ne connais pas CIB de Dominique Duvivier, mais si sur l'emballage ou la notice, il n'y a pas noté que l'auteur DD te cèdes les droits de représentation, alors tu dois contacter DD et lui demander l'autorisation de le faire en public et s'il le désire lui verser des droits de représentation qu'il définira lui même. Ou respecter les limites qu'il donnera (certain créateur, autorisant la présentation publique, mais pas l'utilisation à la TV).
  13. Pour être encore plus clair avec les dummies de la magie. Prenons un exemple, les numéros d'Eric Chien ou de Yann Frisch tout deux champion du monde de close-up sont composés pour une grande partie de principes et de techniques parfois très anciennes. On pourrait penser que dans ce cas, on a le droit de refaire ces numéros. MAIS ! L'agencement, la façon de mettre en scène ces effets et techniques sont clairement une création intellectuelle et donc personne, ne peut refaire ces enchaînements sous peine d'être considéré comme plagieur. Je pense que je ne peux pas être plus clair, mais la suite des messages prouvera sans doute le contraire.
  14. Je vous invite à lire ce que j'ai écrit pendant que vous rédigiez votre message. On se moque de retrouver les sources, les principes techniques ne sont pas concernés, mais les présentations. Ceci pour généraliser un peu.
  15. Ce genre d'exemple est justement un cas de "dilution" de la question posée. Dans les réponses, il est clairement expliquée que les droits de représentation concerne des tours et routines dont les auteurs sont en vie ou on encore des ayant droits dans les délais de la protection intellectuelle. Parler de tour de la fin du 16eme siècle est donc clairement un moyen de ne pas parler du problème ou simplement de la ... (je vous laisse trouver le mot adéquate, celui que je donnerais, n'engageant que moi) En revanche, en ce qui concerne les gobelets, le principe (non protégeable) date de très longtemps, mais les présentations appartiennent à ceux qui les ont créées et par conséquent, ils sont propriétaires des droits si vous les utilisez.Dans tous les cas vous devrez obtenir une autorisation de présentation. Je rappelle car cela ne semble pas très clair : Une mise en scène, une présentation originale d'un effet même si celui-ci est du domaine public (fil coupé/racommodé par exemple) est TOUJOURS protégée, il n'y a aucune démarche ou dépôt à faire. Il suffit de prouver de l'antériorité de la présentation publique de cette mise en scène, pour que cela deviennent de la propriété intelectuelle inaliénable.
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